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Mardi 26 septembre 2006

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A propos du dégel politique

  Les lendemains des élections présidentielles de 2006 font aujourd’hui douter une frange des gabonais qui ont cru à la sincérité de la position radicale de Pierre Mamboundou, position qui les a convaincu qu’elle était une voie pour accéder une fois pour toute au pouvoir, pour en finir avec le régime totalitaire du PDG. Mais cette voie qui a parue la meilleure pour certains  d’entre nous comporte des nombreux risques et dangers à mes yeux, car l’histoire nous enseigne que la fin tragique des régimes totalitaires a toujours amené d’autres plus violents. Car l’accession au pouvoir sans alternance démocratique  a toujours conduits aux excès.

 Le Gabon est notre pays et notre maison à nous tous. Ceux qui l’ont salie et mal entretenue doivent répondre de leur comportement ou attitude devant les institutions. Et, dans toute démocratie, c’est le peuple qui  tranche, étant donné qu’il est souverain. L’on pourrait me taxer de « collabo» ou de quoi que ce soit,  mais je suis suffisamment responsable et mature pour donner mon point de vue face à l’intérêt supérieure de la Nation. Notre pays  a théoriquement de bonnes institutions, mais ce sont ceux qui les gèrent et nous  gouvernent qui les interprètent très mal.

 Au Gabon,  en considérant que même si la pratique et la gestion de nos institutions restent à blâmer, il faut aller mener le combat sur le terrain  pour que  nous soyons utiles à notre pays et à notre peuple.

Certes cela comporte de nombreux risques au regard de l ‘insécurité galopante dans notre pays, et qui semble avoir été entretenue de façon volontaire par les mêmes dans l’objectif d’obtenir des prétextes de rigidifier notre société avec la baïonnette.   

Alors, notre combat doit résider, comme le reclame actuellement l'opposition gabonaise, dans l'application des textes, certains compatriotes s'entête à faire appel à la violence.

 

 

 

 Cependant, la sagesse africaine nous enseigne que même lorsque un ou plusieurs adversaires se battent, ceux-ci marque d'une manière ou d'une autre une pause

 

 

Notre poète-chanteur et philosophe Pierre Akendengué ne dit-il pas dans une de ses chansons, je cite:

«Quand tu danses, tu danses, arrête-toi un peu. Quand tu chantes, tu chantes ; arrête-toi un peu… ».

Alors si toute démarche impose une pause, à fortiori lorsque qu’il s’agit des problèmes de la nation!

 Il faut que nos institutions soient respectées par tout le monde, tout en dimensionnant notre combat face à ceux qui foulent au pieds nos institutions.

N’oublions pas que même si tripatouillé par certains fils et filles de notre pays, les institutions actuelle s découlent de la  Conférence nationale de 1990 qui a vu davantage nos parents, nos frères, nos sœurs  et nos enfants mourir par ce qu’ils ont voulu la libération de notre pays du joug de la dictature qui sévissait et nous écrasait.

 Mon appel est un appel  à mieux de démocratie pour imposer le respect de la souveraineté populaire. 

 Il me paraît  tout a fait normal et raisonnable – je me répète –  qu’après la position de l’UPG depuis le 14 juillet 1989 jusqu’à la proclamation des élections présidentielles de décembre 2006, et au regard des atermoiements et contestations qui ont suivis ; les radicaux de l’opposition ou ceux qui croient comme du fer à une opposition pure et dure pour chasser le PDG et Omar Bongo Ondimba du  pouvoir puissent s’interroger sur les lendemains du dégel politique marqué par la rencontre au sommet entre le patron de l’Union du Peuple Gabonais , Monsieur Pierre Mamboundou et le « chef de l’exécutif gabonais» Mr Bongo Ondimba  pour reprendre les termes de l’ex locataire Awendjé.

 Mais de là à croire à une trahison politique, il y a lieu de se poser la question de savoir si c’est de la politique que nous faisons dans l’esprit démocratique, ou c’est de la politique anachronique exprimée par ceux là mêmes qui n’ont pas compris que nous sommes en plein 21ème siècle. Et, que la politique dans la démocratie exige respect mutuel et de soi même et respect des institutions. Désormais, je refuse de refuser la critique stérile, au bénéfice de la critique constructive.

 Il est vrai que le régime du PDG a longtemps contribué à tirer profondément le Gabon vers le bas, et ce depuis près de 40 ans. Il faut mettre fin à ce puzzle de façon stratégique. Pour ce faire – et c’est de notre devoir-, il faut que nous soyons nombreux à être sur le terrain pour apprendre aux nôtres comment se défaire de cette pieuvre politique qui a étalé ses tentacules à travers toutes les strates de notre société.

Il faut que les politiques de notre pays servent d’exemples aux gabonais, en cessant de prôner la violence politique tous azimut et les injures de tous genres qui frisent la bassesse et le mauvais exemple à l’endroit de nos compatriotes. Il y a par conséquent lieu de se poser les questions sur le fond de la trame du civisme et l’héritage que nous souhaiterons laisser à notre postérité.

Il faut une éthique à ceux qui aspirent  gouverner les gabonais. Le créneau de la politique spectacles - celui  des «missiles capa » et  autres appellations de types mystiques -, et celle des « couille de Bongo » - vous voudrez m’excuser de la gène que je viendrais à vous causer- cèdent  le pas à la politesse politique et aux valeurs africaines et universelles du respect de l’autre. Ne dit-on pas que le respect bien ordonné commence par soi-même !    

Cependant, il ne s’agira pas de baisser la garde pour attendre que le PDG prenne une fois de plus du poils de la bête. Souvenons-nous que, en 1990, lors de la Conférence Nationale , le PDG - tous ceux qui le composent – n’avait presque plus de pouvoir. Mais, il aurait fallu des conciliabules au plus haut sommet de la politique gabonaise pour empêcher à l’opposition de l’époque d’avoir sa majorité à l’Assemblée Nationale : cela pourrait revenir demain, même si certains sondages mêmes manipulés donnent aujourd’hui l’opposition gabonaise favorite pour l’emporter dès le premier tour. Nous ne devons pas oublier que l’histoire se répète toujours.

Car, il faut convenir que l’acceptation de toutes les revendications de l’opposition   suite au dégel politique qui a suivi la sortie de Pierre Mamboundou de l’Afrique du Sud n’est  pas fortuite. Après près de 40 ans de pouvoir, Bongo Ondimba et les siens ont vu venir le danger progressif  d’un front  populaire capable désormais d’emporter son régime, et il fallait une fois de plus mettre en place une stratégie pour amortir ce choc politique…

 Ce dégel – qu’il me soit permis de le dire sans prise de position - est une attitude responsable de la part d’un homme qui aspire à gouverner notre pays demain, contrairement aux adeptes de la violence politique  (…). Cela résultait d’ailleurs d’une offre de la part de celui qui s’est toujours autoproclamé président de la république depuis bientôt 40 ans  qui a commencé à saisir, comme je l’ai dit ci-dessus – le danger de vouloir toujours conserver le pouvoir.

 Et, la « concertation » « majorité »-opposition - lancée le 12 mai dernier -, et qui a débouché sur la mise en place d’une Commission Electorale Nationale  et Permanente (CENAP), avec à l’appui les ingrédients d’une « transparence » en  la remise des procès-verbaux aux différents  représentants des partis, nous fait espérer…

Déjà se chuchote aux oreilles des innombrables conseillers du Palais de marbre du bord de, pmer à Libreville, l’idée d’un « Bongoland »: cette forteresse imprenable du « Haut-Ogooué-Lolo » que Monsieur Omar Bongo Ondimba et les « barons » du régime du PDG natifs de ces deux régions – je les appellerais toujours ainsi, pas «province» - ne voudraient pas voir tomber aux mains de l’opposition quels que seraient les résultats. Cette partie du territoire a longtemps servie de pilier du régime bongoïste. Des voix autorisées disent déjà en public et persistent à croire que Monsieur Bongo Ondimba  n’accepterait pas un seul instant  de perdre ses deux régions: fiefs sur lesquels s’appuie son régime. Alors, si c’en est le cas, tout le système CENAP et la révision du Code électoral s’effondreraient, car la transparence tant recherchée par l’opposition gabonaise ne sera point respectée ; et que la Constitution sera une nouvelle fois foulée au pied. En démocratie ce type de concession ne peut exister, ni avoir lieu, ni être acceptée par le peuple souverain ; car il va de la démocratie que la multitude s’exprime, et que seul le peule peut trancher dans ce type de vote.

 D’autre part, et jusqu’alors, l’on s’interroge si  la CENAP   et la remise des procès verbaux elles seules peuvent rassurer le peuple gabonais sur le fait que les élections au Gabon seront transparentes. Car, des zones d’ombres et des inquiétudes subsistent encore quant il s’agit des inscriptions sur  les listes  électorales. Les plus avertis des gabonais, l’opposition comprise, voudraient savoir comment l’on pourrait contrôler la véracité des déclarations des électeurs qui vont s’inscrire sur les listes électorales.

 De mémoires, dans les élections précédentes, le PDG et ses partis satellites ont  souvent fait voter les étrangers en leur octroyant des cartes d’identités ou des passeports gabonais. Tous les gabonais aujourd’hui savent la fragilité actuelle de notre système d’établissement  et de contrôle de notre Etat civil : véritable pénélope.

 On constate même que certains Etats-majors  de l’opposition ont proposé et/ou approuver les yeux fermés le fait que l’on ait introduit l’ascendant des parents (nom(s) et prénom(s) du père et de la mère. Franchement, arrêtons-nous un peu pour réfléchir à tout le moins quelques minutes à ce sujet afin que nous comprenions que ce n’est pas  l’ascendant des parents qui prouve qu’un électeur est bel et bien gabonais.

 Au Gabon un Ouédraogo, un Agbvé ou un Yao peuvent sans naturalisation ou sans filiation aucune devenir Obiang, Akéndengué, Ngoulakia ou Nzamba, etc.

A ce niveau, seuls les compatriotes qui ont négocié pendant le dialogue inter-gabonais peuvent nous dire comment s’effectuera le contrôle des vrais identités face aux éventuelles et probables fraudes que nous réserveront une fois de plus nos compatriotes d’en face. Il ne faudrait pas perdre de vue que le PDG et ses partis satellites ont une culture de fraude du fait d’avoir tripatouillé la constitution et les élections depuis près de 44ans en additionnant les années de pouvoir du Bloc Démocratique Gabonais (B.D.G) des feus président Léon M’ba et Paul Indjendjet Goundjou. Ce Parti matrice du PDG a commencé à tripatouiller les élections depuis 1964 quant celui-ci avait été rejeté par ses propres députés et ses propres militants et adhérents qu’il commença à persécuter. Bref, nous devons ouvrir grandement nos yeux pour voir clair. Enfin, c’est une alerte à prendre au sérieux (…).

Cependant, je me permets davantage de douter au regard de la manière dont le gouvernement actuel prépare les échéances électorales futures. Le rythme des décisions précédé par la traîne de pas, à l’exemple des positions prises d’abord par le PDG et sa « majorité » au sortir de la « concertation » majorité-opposition : elle ne voulait pas déjà appliquée les conclusions de ladite « concertation », mais qu’elle a fini par mettre en œuvre au forceps.

Le constat que l’on peut faire ou tirer de ce comportement est que le régime du PDG paraît de plus en plus ancré et enraciné dans ces pratiques totalitaires, avec un semblant partage de pouvoir dû à la pression de l’opposition  qui, elle, est de plus en plus soutenue par le peuple.

 Mais, l’expérience est là: de plus en plus nombreux, les gabonaises et les gabonais rejettent la politique menée par le PDG depuis près de 40 ans.

Et le  projet du PDG est que, chacun sait qu’il vise à aggraver les choses en conservant toujours le pouvoir à n’importe quel prix…

 

 

Alors, comment peut-on, ensemble, se dégager de cet impasse, pour mettre en œuvre une nouvelle politique d’une vraie démocratie qui aboutirait sur un réel développement, dégagé des intérêts personnels, pour l’établissement d’une véritable politique de redistribution de la richesse nationale et des équilibres sociaux, greffée autour du mouvement associatif et les valeurs morales du respect de la parole donnée, du travail et de l’effort : véritable big-bang du progrès social à imprimer à notre pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais ce big-bang commande que nous nous arrêtons un temps soit peu pour faire le bilan de toutes ces années de luttes, teintées d’échecs et d’incompréhensions multiples, afin de nous permettre d’arracher une fois pour toute – dans un élan de vernis unitaire- la liberté et l’indépendance réelle du peuple gabonais.

A mon humble avis, ce coup d’essai – la confiance investie en la démarche du patron de actuel de l’opposition Monsieur Pierre Mamboundou et l’ensemble des forces du changement-, mérite d’être vécu pour avancer dans notre critique face à la gestion et aux respect des institutions de notre république. Même si nos compatriotes de l’autre camp les foulent aux pieds et les tripatouillent depuis bientôt 40 ans, il s’agit pour tous les partisans du changement de prouver au monde entier que nous voulions user de toutes les voies nécessaires pour faire entendre raison à ceux qui croient jusqu’alors que le Gabon est leur chasse gardée éternelle, et que personnes d’autres ne peut prétendre gérer ce pays en dehors d’eux.  

 Cela  pourrait nous fortifier – dans le cas d’une récidive de non respect de la parole donnée  et du non respect de la signature apposée le protocole qui a finalisé la « concertation » majorité-opposition de la part de la «majorité présidentielle» - que Monsieur Omar Bongo et ses hommes ne changeront plus et floueront toujours le peuple gabonais. Ils seront alors et désormais comptables de leurs turpitudes : ce qui pourraient être dangereux  pour notre pays et pour son avenir notamment. Car, les plus radicaux et va – t - en – guerre , les « jusqu ‘au boutistes » de l’opposition auront leur voie pour assouvir leur destin de voir ainsi le Gabon s’embraser pour inaugurer l’instabilité permanente du pays. Car on sait quand où commence la violence ou la guerre, et l’on ne sait où elle se terminera.

 Mais Monsieur Omar Bongo a gagné en sagesse depuis près de 40 ans de présence –même si aux forceps – à la tête du pays. Lui et ses hommes sont désormais  comptables de leur attitude face à la gestion et aux respect des institutions. Et que le monde entier les regarde. Il est  intelligent pour comprendre qu’il doit laisser à sa postérité des lendemains rassurants et meilleurs, et également prouver à ceux qui le considèrent désormais comme un sage de l’Afrique qu’il n’est plus l’otage de sa majorité troublante (...)  

 Dans d’autres cas, l’opposition avisera, et le peuple prendra ses responsabilités face à son destin.

 Mais, considérons également que Monsieur Bongo Ondimba et ses hommes acceptent le véridique des urnes. Ce serait alors salutaire pour le  pays. Là, il s’agira, dans l’esprit de la constitution, que l’opposition deviendra gestionnaire du  pays, et que le premier ministre sera issue de la majorité parlementaire !

 La question que je suscite que nous nous posions est celle de savoir si Monsieur Bongo Ondimba  interrompra son pacte  quarantenaire  qui consiste à toujours faire nommer un ressortissant de la région de l’Estuaire  premier ministre. Dans ce cas alors on aurait compris que le Gabon serait rentré dans les prémices d’une alternance politique dont les liminaires du bing bang économique tant recherché et espéré par la majorité des gabonais.

 Alors là, Monsieur Bongo Ondimba aurait inauguré  et assuré sa sortie par la grande porte, pour s’inscrire au Panthéon des Hommes d’Etat gabonais.  Ceci n’est qu’une hypothèse…

 Mais, que feront alors les gabonais dans ce cas là ?

La réponse théorique est facile à deviner : les gabonais devraient alors se mettre au travail d’arrache pour confirmer leur revendications légitimes et prouver au reste du monde que c’est bien la politique du  PDG qui empêchait au Gabon de faire un bon en avant avec toutes les richesses que le pays recèle. Car, la véritable liberté ne s’accomplit que par le travail, et en comptant d’abord sur soi même, avant de compter sur autrui. Si beaucoup de nations l’ont fait, d’autres peuvent également le faire.

 Mais, dans mon prisme personnel, le constat que je me fais personnellement, quand j’observe la manière d’agir des gabonais dans leur quotidien, est que beaucoup d’entre nous pensent qu’il suffit de  changer de président ou de gouvernement, ou les deux à la fois  pour que tout les gabonais soient servis sans effort. Cela est complètement erroné. Quelque seraient les nouveaux dirigeants à la tête de notre pays, nous devons nous mettre au travail de façon soutenue et avec rigueur et sans relâche pour amorcer un réel bouleversement de notre économie à tous les niveaux en place les hommes qu’il faut aux places qu’il faut. Des nombreux gisements d’emplois existent dans notre pays, et nous devons les mettre en œuvre. Déjà démarreront d’ici là les travaux de  réalisation du Chemin de Fer Booué/Bélinga au Nord Est du pays. Cette situation  est déjà une aubaine pour de nombreux gabonais. Mais le seul hic est que le régime actuel nous a prouvé les limites de sa gestion. Que nous réservera t-il une fois de plus  à ce niveau ?

 Mais, quelques seraient les situations, il est désormais temps de donner à notre peuple d’autres stratégies – complémentaires – pour la lutte pour sa véritable indépendance : l’indépendance économique. Les instruments  de cette stratégie résident dans l’organisation – tous azimuts – de nos diverses structures sociales. Il faut  que nous trouvions les moyens de donner à la majorité des formations ou des savoirs-faire essentiels dans tous les domaines utile au développement du Gabon, pour que tout le monde travail quel que soit l’endroit où il se trouve dans le territoire afin d’augmenter le Produit Intérieur Brut de notre pays.

 C’est pourquoi, dans l’hypothèse d’un lendemain des élections transparentes et incontestées, j’appelle à une Conférence Nationale Economique où ne serait discutée que les problèmes d’ordre économiques auxquels reste encore confronté notre pays, et les stratégies à mettre en œuvre au rang desquels une forte et effective décentralisation pour imprimer à notre pays une dynamique économique forte au bénéfice du plus grand nombre.

Cette dynamique passera d’une part par une refonte de la division administrative du Gabon qui consacrera son retour à l’ancienne appellation administrative: d’où les régions et les départements : politique appuyée sur réorganisation des structures de directions  (image de  notre république, celle des régions et des départements ; ainsi que celles d’autres structures de  notre administration, formation des personnels spécialisés, etc.). Egalement, cette dynamique passera par le dégraissage  des ministères, directions et services librevillois en personnel administratif et leur dilution à travers le territoire. Au besoin, on reconvertira    certains fonctionnaires volontaires vers d’autre services ou domaines pour rentabiliser les dépenses de l’Etat.

 Le mouvement associatif ne sera pas oublié car, le Conseil Economique et Social  mettra en place une politique spécifique afin que les associations participent également au développement économique de notre pays.

 

 

 

 

 

Pour moderniser  et développer  notre pays, le Gabon  a besoin des hommes neufs  capables d’inventer notre  avenir et de le réaliser…

C’est à partir de vous, et avec vous que cela peut se faire; en barrant la route à ceux qui pillent et détruisent notre pays depuis  près  de  40 ans…

Pour faire réellement porter  vos espérances de façon concrète par des hommes de probité morale et conscient des enjeux  actuelles que nous commande le développement de notre pays,

Personne ne sera de trop dans ce désir  et ce défis  communs de relever politiquement et économiquement notre Gabon bien aimé,

 

 

 

 

 

Pour que vive la république, et que le revive le Gabon unis dans la concorde et la prospérité (…). Voilà ainsi dessinées les raisons de mon retour dans mon pays.

 

 

 

 

 

Dans les prochaines livraisons et analyses,  mon groupe de réflexion et moi-même allons donner progressivement le canevas des projets que nous souhaitons voir réaliser  dans l’espace où nous sollicitons les suffrages.

 

 

 

 

 

Nous ne nous engageons pas au niveau national, car il faut commencer à une petite échelle dans ce type de démarche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seules les populations gabonaises pourraient nous juger sur la base du respect de nos engagements pour nous recommander de nous élever au niveau national.

C’est pour cette raison que mes amis et moi-même avons conclu de commencer par la région de la Nyanga d’où je suis originaire. 

 

 Je vous remercie. A bientôt !!!!

Pour tout contact:

Tchibanga au Gabon (00 241) 07 46 28 67 - 06 05 82 11

Libreville (Gabon) (00 241) 07 31 49 16

 Europe & France 00 33 6 50 54 21 46 - Fax: 00 33 1 46 27 41 30

Notre site web: www.moderniser-notre-region.org

E.mail ou courriel:  administration@moderniser-notre-region.org

 

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Par PLACIDE IBOUANGA MOUSSOUNDA
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Dimanche 1 octobre 2006

          

  


Chers ami(e)s, mesdames, messieurs;

Il y a quelques semaines, lors de l'inauguration de mon blog, je vous signifiais que j'allais vous entretenir  de la nécessité d'un  retour aux régions: cette ancienne division administrative qui a précédé ce que l'on nous a fait  accepter d'appeler , sans notre assentiment, "Provinces".

En effet, le moment est venu d'en parler, afin d'éclairer la lanterne sur la nécessité d'un retour aux régions pour une meilleure lisibilité de la décentralisation votée à l'Assemblée nationale de notre pays depuis 1996; et qui jusqu'alors tarde à être appliquée.

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Par PLACIDE IBOUANGA MOUSSOUNDA
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Dimanche 1 octobre 2006

 

       

TOUT UN PROGRAMME POUR LA MODERNISATION  DE LA NYANGA ET LA CREATION DE PLUS DE  50.000  EMPLOIS...Notre objectif: mettre la région de la Nyanga dans un orbitre circulaire économique  affirmé et arrimé à l'économie sous-régionale et à la mondialisation: où le pont sur la Banio, le port maritime de Mayumba, les autoroutes à travers la région et les voies ferroviaires seront les moteurs économiques et l'épine dorsale sur lesquels viendront se greffer  les projets et programmes immobiliers modernes...

Progressivement, nous vous entretiendrons sur notre vaste programme de dévéloppement. Programme qui est déjà soutenu en partie par des partenaires financiers et des ONG occidentales. Le Groupe "Moderniser Notre Région" entend faire de la région de la Nyanga l'un des axes principaux de la politique économique du développement du pays. Ses infrastructures sont la condition sine qua none du désenclavement du Sud-Ouest Gabon.

Notre éventuelle accession  au Parlement national accélérera la réalisation de nos différents projets.

Pour cela, nous souhaitons une adhésion massive de nos compatriotes afin de donner un échos élevé à notre vaste programme de développement économique...

Rejoignez-nous, personne ne sera de trop.

(A lire dans mes prochaines livraisons...)

Pour tout contact:

Tchibanga au Gabon (00 241) 07 46 28 67 - 06 05 82 11

Libreville (Gabon) (00 241) 07 31 49 16

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Notre site web: www.moderniser-notre-region.org (en reconstruction actuellement)

E.mail ou courriel: administration@moderniser-notre-region.org

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Par PLACIDE IBOUANGA MOUSSOUNDA
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Dimanche 1 octobre 2006

                  

Qu’il me soit permis ici d’attirer l’attention de ceux qui vont parcourir les lignes d’écritures ci-contre ou ci-présentes devant vous. Face à la décision que j’ai prise depuis janvier 2005 de rentrer dans mon pays d’origine – le Gabon – après 22 ans d’exil- je voudrais ici demander à mes lecteurs et principalement à mes compatriotes de prêter attention – s’ils le désirent – à mon rappel historique personnel, afin qu’ils saisissent les raisons qui animent et  qui ont toujours motivé mes convictions. Mes écrits ne sont point une litanie, car c’est bien mon vécu. Et, il m’est apparu important de relater mes désirs et mes tribulations qui ont gouverné mon combat social et politique à la recherche de mon indépendance et de ma liberté : ce mot leitmotiv de tous les peuples du monde. Est-il important de souligner que cette aventure m’a valu des amertumes, des pleurs, des privations, des regrets et des chagrins surtout pour n’avoir pas assisté aux obsèques de bon nombres de parents et grands parents dont mon beau-père Emile Moukombi, mon oncle Adrien M’boumba que j’appelais affectueusement « papa Adrien », mon grand-oncle Joseph Mbendou Kombile que j'appellais affectueusement "Màme SéFu", quatre de mes trois grandes tantes que je cite ici: Màme Odile, Mà Pauline, Mame Néni, mes grand-mères Mà Buangue, Mame N’dombi, Pauline Magangue Mà Issangue;  ma cousine (Constance épouse Moussavou), trois de mes petit-frères (Jean Lié Yembi, Alain Mounziegou et Itoumba Mounziegou); mon beau-frère Mbadingue Nzàle, et ma nièce Adeline Graffith qui est décédée noyée dans une plage  de Libreville dans des conditions mystérieuses. Tous sont décédés  durant mes 22 ans d’exil. J’ai toujours eu une pensée profonde à leur égard. Je ne les oublierais pas jusqu’à mon dernier souffle. Il convient de noter qu’en Afrique, la famille est très vaste et est très importante. Elle meuble et agrémente le quotidien de notre vie. L’espace familial africain a toujours valu - pour chaque africain- une attention et une place toutes particulières.

 Certes cette aventure n’a pas eu que cette lame de spleen de regrets ou de malheurs. Elle a eu également des instants de bonheur pour avoir fondé une famille en exil, tout en exultant de joie de savoir que les actes que je posais avec certains de mes compatriotes avaient des échos dans notre pays, et faisaient espérer de nombreux gabonais qui n’ont cessé d’aspirer  à la Liberté.  Mais , je  serais d’apparence gonflé aux yeux de certains en disant que j’ai toujours été convaincu que mon combat pour la Liberté est au dessus de tout, que la Liberté avait un prix – c’est d’ailleurs le titre d’un de mes articles  en 1996 paru dans le n°2 du magazine Nouvelle Afrique-,  et que l’aurore de l’assaut final pour la prise de la Bastille « Gabon »  se dessinait déjà  à grand pas (…) dès le 14 juillet 1989 pour la liberté du peuple gabonais.

 Comme pour paraphraser Vincent de Paul Nyonda, notre illustre écrivain, lorsque qu’il écrivait dans l’une de ses pièces tragédies de théâtre dont je ne me rappelle que le résumé et l’adage de fin que je cite ici : L’Amour pour le Gabon est plus fort que moi, et c’est pourquoi j’ai décidé d’éclairer les miens sur le sens de mon modeste combat. 

 

 

 

 «Quand un fils du peuple  meurt dans un champ de bataille , mille autre naissent armés de la même pensée», mon objectif est de transmettre à mes compatriotes, particulièrement à mes proches et à ma progéniture, le patriotisme pour notre pays et pour l’Afrique notre continent.

 

 

Ainsi, après avoir pris part à ma manière à la politique de mon pays, et après avoir méticuleusement observé le microcosme politique gabonais de  façon progressive et avec beaucoup de détachement;  je suis fortifié de croire que mon devoir de servir à ma manière mon pays et la république ne doit pas s’arrêter. Je continue de croire  comme pour paraphraser notre ami socialiste Laurent Fabius, ancien premier  ministre français, qui écrivait dans « Les blessures de la vérité » je cite:

« Le temps sculpteur des destins individuels et des aventures collectives. Garder foi en l’action politique en relativisant les clivages, tout en récusant le manichéisme et continuer de croire que la politique peut avoir utilité et profondeur »

RAPPEL HISTORIQUE


Permettez-moi de vous raconter un pan de mon histoire, tout en vous demandant de m’excuser pour la gêne que cela viendrait à vous causer .

C’était en Septembre 1979- Janvier 1980,  je n’étais que lycéen en classe de seconde scientifique et technologique au Lycée technique d’Owendo* près de Libreville.

Afin de me permettre de progresser en mathématiques, j’allais rendre visite et en même temps solliciter le concours d’un de mes frères aînés qui était élève-Ingénieurs à l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Libreville (ENSIL) n’existant plus aujourd’hui. Celui-ci vivait dans une chambre du campus universitaire avec un de ses collègues de classe. Tous les deux nous aidaient – deux de mes cousins et moi-même - à préparer nos cours et devoirs de mathématiques et de Sciences physiques. C’est au cours de cette fréquentation que  je découvre une pile de documents au sujet de la situation  politique, sociale et économique de notre pays. Une fois ces  documents  sous  nos mains, nous les lisions et relisions la nuit avec  l’un de mes  amis –aujourd’hui au Cabinet d’un des ministres du régime en place: je cite Monsieur Denis Ghislain Ibouily, (ex-officier supérieur pilote de l’Armée de l’Air gabonaise, ancien pilote au service aéroporté présidentiel du Rwanda sous le feu  Habyarimana et ancien instructeur des services de sécurité du Rassemblement National des Bûcherons (RNB).

Déjà antérieurement, dans mes années de lycée à l’intérieur du pays – à l’ex-Lycée d’Etat de Tchibanga – j’avais suffisamment observé les pratiques du  parti unique : le Parti Démocratique Gabonais (PDG) à travers le comportement de ses dirigeants  ou gestionnaires de l’époque. Déjà tout gamins, n’avais-je pas observé  des pratiques délétères et immorales qui émanaient de la part des «barons» de la région (De nombreuses femmes étaient encouragées à quitter en permanence leurs foyers pour des réunions qui n’en finissaient pas. Des hauts fonctionnaires de la région et du parti mettaient à profit cette situation de désordre des foyers conjugaux pour commettre des adultères avec des femmes mariées, ou incitaient les jeunes filles à la débauche. Tout en incitant en permanence à la division des hommes et des femmes, des jeunes et des adultes. Cette situation était identique dans l’ensemble du territoire, avais-je remarquer en grandissant, alors que le développement du pays  n’avançait pas…

 

 

 

 

Les trois points les plus culminants qui avaient éveillé ma conscience politique  sont les suivants :

 

 

 - Un jour,  en  saison académique 1971-1972, nous sommes dans la cour de la maison de notre père mes frères, mes cousins, nos amis et camarades de quartiers et d’école en plein jeux. Nous jouions un match de football inter-quartier entre enfants de mon âge. Alors débarque la marrée chaussée (les gendarmes) pour interpeller le frère cadet de notre père qui se reposait tranquillement dans son lit. Ils pénétrèrent dans notre case sans la moindre retenue – notre papa étant en tournée de vaccination des populations rurales. Il était infirmier- pour l’arracher de son lit pour l’entraîner avec eux menotté   sous prétexte d’ivresse publique  exprimée la veille. La manière dont les gendarmes l’avaient jeté dans leur camion, et l’avaient maltraité m’est restée gravée à l’esprit. Mon oncle écopa plus de 3 (trois mois de prison) à la suite d’un laconique jugement, sans moyens de défense aucuns. J’étais incapable d’intervenir mes frères, mes cousins et moi-même face à ces sbires pour défendre notre oncle au regard de la violence que lui infligeait cette marrée chaussée spéciale qui n’avait plus pour rôle d’assurer la sécurité des populations mais bien au contraire avait pris goût à bâillonner les populations. 

  -         Puis, en 1976-1977, le cousin de mon père (Pierre M’bouala Boulet) syndicaliste – aujourd’hui à la retraite - dans la localité  de Tchibanga, capitale de la région –province- dont je suis originaire a été arrêté pour avoir défendu  des travailleurs puis jeté en prison sans jugement. Cette arrestation arbitraire entraîna tout le département dans une révolte violente où le gouverneur et tous les représentants de l’Etat furent chassés : obligeant au gouvernement d’intervenir directement par le biais du Ministre de l’Intérieur de l’époque. Dans cette révolte, quelque chose d’extraordinaire avait sauté à mes yeux et est restée jusqu’aujourd’hui gravée dans ma mémoire. N’avion-nous pas vu les élèves, les collégiens, et les lycéens se mêler  au reste de la population et aux  notables du département pour aller casser la  Maison d’Arrêt et libérer le syndicaliste.

 Ces deux histoires ont éveillé ma conscience politique et m’ont  incité à aiguiser ma prise de responsabilité face à la défense de nos droits les plus élémentaires.

   L’arrestation du syndicaliste surtout m’apprit que lorsque que quelqu’un a raison, sa cause peut être défendue ou entendue par  ses prochains ou ses concitoyens. Et que,  les causes justes finissent par triompher. J’ai commencé à me poser les questions sur les moyens à mettre en œuvre pour stopper les injustices que certaines personnes – surtout ceux munis d’un pouvoir politique – font subir à leurs semblables.

 

 

- le troisième fut mon arrestation en pleine nuit dans l’enceinte du lycée technique d’Owendo par des éléments de la «Garde Présidentielle» aujourd’hui devenue « La Garde Républicaine  » sous prétexte de vol des vêtements d’un collègue de chambre natif de N’guoni une bourgade dans le village natal de l’actuel chef de l’Etat gabonais. Ce collegue était en fait furieux et jaloux de mes succès scolaire et d’une conquête féminine dont l’intéressée était la préférée d’un « baron » de sa région natale

  L’on me traîna dans la ville nue de maisons en maison à la recherche des supposés complices que je n’avais pas, avant de me conduire directement en prison sans jugement pendant une semaine sans que mon proviseur et le reste de la direction du lycée que je fréquentais en tant qu’interne ne leva le moindre doigt pour contester ce comportement. Je fus sorti de ce labyrinthe carcéral sans la moindre excuse jusqu’aujourd’hui.

Cette histoire rocambolesque de mon  collègue de chambre d’internat était en fait un ficelage éhonté pour exprimer sa fureur et sa jalousie face à mes succès scolaires et à mes conquêtes féminines dont l’intéressée était la préférée d’un « baron » de sa région natale dont je ne citerais pas le nom par respect de la vie privée d’autrui.

Cette histoire me réconforta une fois de plus qu’il fallait me donner les moyens de combattre l’injustice et l’arbitraire dans mon pays. 

L’on pourrait me  traiter de peut être de jeune trop intelligent pour cette époque. Mais, pour certains qui me connaissent, et qui ont fréquenté avec moi les deux lycées cités ci-dessus pourraient affirmer ou infirmer mon état d’esprit de l’époque. De plus,  Certains de mes enseignants ou professeurs de l’époque de mes années  d’écoles et de lycées sont encore en vie. Bref j’étais de type contestataire car j’ai grandi dans une famille où mon père infirmier – il a démarré  ses premiers pas professionnels comme gérant dans une cité  rurale issue de l’exploitation forestière à Loubomo près de Mayumba, puis instituteur auxiliaire- nous a appris à lire et à écrire très tôt. Ainsi  j’ai eu le goût du livre et de la lecture. J’ai commencé à prendre conscience des problèmes politiques dès l’école primaire en lisant le journal magazine « La Semaine de Brazzaville» que  commercialisait un des commerçants d’origine malgache dont je me souviens encore le  prénom et l’appellation («Monsieur Bruno»), et le Magazine « Jeune Afrique »dont nous lisons des vieux numéros qui nous tombaient sur la main.

  C’est à partir de l’ensemble de ces événements là que j’ai aiguisé ma conscience politique (...) Ajouté à cela, l’étiolement du système scolaire -habitué à voir les fournitures scolaires être financées à chaque rentrée par l’Etat à l’époque de feu le Président Léon M’ba – à l’arrivée du régime du PDG qui poussa les familles à mettre la main dans la poche. Cela  créa alors l’école à deux vitesses…

 De plus,  j’ai appris beaucoup d’un de l’ex époux à l’une de mes tantes – Feu N’zeng Essimengane, ancien dignitaire du pays- qui me parla à flot de la politique de la période 1958 jusqu’à l’avènement de Monsieur Bongo Ondimba et l’imposture du Parti Démocratique Gabonais (PDG).

  Pour revenir  à l’essentiel, alors je prends connaissance en 1980 des réunions de concertations clandestine multiples qui allaient devenir le Mouvement de Redressement National (RNB).

 Nous en discutions régulièrement en groupe secret restreints, jusqu’aux événements  de la Gare routière en 1981 qui déclenche la marche du peuple gabonais vers la Conférence nationale de 1990.

 La répression violente qui a suivi et qui avait entraîné tous les initiateurs du MORENA en prison, avait plongé tous les jeunes militants dans la clandestinité la plus totale car, le régime du PDG était très totalitaire et très violent. Parmi ces jeunes gabonais qui avaient très tôt cru au MORENA, je suis de ceux là.

En 1982-1983, je suis reçu en classe préparatoire à l’Ecole Supérieur d’Ingénieurs de Libreville où je suis reçu sans Bac (ma bourse était de 55.000 Francs CFA 1.100 Francs Français de l’époque car non bachelier à cette période:issue d’une famille pauvre, cela m’avait été d’un grand secours financier pour m’organiser…).

 

 

Me sentant de plus en plus dans le collimateur des Services de renseignements du régime, je me résolu malgré cela à repasser mon Baccalauréat Technologique «F4» (Bâtiment et Travaux Publics), en candidat libre et je fus reçu dès le premier tour avec une forte moyenne. Au préalable j’émis le vœux  à la direction des études de l’ENSIL, et  principalement à mon chef de département – Génie Civil – que je voulais faire des études courtes afin de me permettre d’avoir une formation complémentaire en gestion afin de me permettre de m’installer comme chef d’entreprise du bâtiment. Egalement, je fis ce vœu aux bourses et stages avant de rejoindre l’ENSIL. Mais, lors des entretiens que j’eusse avec mes supérieurs hiérarchiques, je pressentais que l’on me prenait pour un prétentieux, voir pour un fou. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque je repasse mon baccalauréat «F4», en 1983,  je me dis naturellement que je serais maintenu à l’ENSIL, et je me permets d’aller simplement passer mes vacances auprès de mes parents dans ma région natale – province, appellation actuelle- pour savourer cet événement qui était à cette période un honneur pour la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour des vacances, quelle a été ma surprise d’apprendre que j’étais réorienté à l’Ecole Nationale de l’Enseignement Technique (ENSET) pour devenir enseignant : ce qui n’était pas mon objectif.

Je te conteste alors cette décision au regard des résultats obtenus cette année, et en dépit de l’intervention de quelques responsables du Ministère de l’Enseignement Supérieur, la direction des «Bourses et Stages» ne revinrent pas sur leur décision.

Face à cette attitude que j’avais considérée comme une volonté de nuire à mon avenir dont mon avenir professionnel, j’avais commencé à réfléchir sur les voies et moyens qui me permettraient de me rendre à l’étranger. Entre temps, j’avais passé un concours pendant l’année pour poursuivre des études d’Hydraulique et d’Equipement en Haute-Volta devenue depuis le 4 Août 1983 le Burkina Faso. En dépit que je fus  reçu à ce concours d’entrée du Groupe d’écoles ETSHER-EIER  financées par le Fonds d’Aide et de Coopération (FAC), je ne pus sortir du Gabon faute de passeport. Je décidais alors de suspendre mes études supérieures en allant travailler dans l’objectif de sortir du pays, tout en cherchant une porte d’entrée à la «Documentation Nationale»:  l’un des Services Secrets du Gabon. Au mois de janvier 1984, je trouve un emploi de Gestionnaire d’une unité de vente des matériaux de construction dans une société à Port-Gentil (« Les Matériaux du Gabon, une société filiale du Groupe français Laffarge Copé au Gabon dont le Directeur fut Monsieur Arnaud Dechilaz. J’arrête ce travail au bout de 6 mois, et je remonte à Libreville où, profitant d’une correspondance d’un compatriote – Jean Aimé Mezui - depuis Ouagadougou, j’appris que ma bourse FAC (Fonds d’Aide et de Coopération) était maintenue, et qu’il fallait tout simplement me rendre à Ouagadougou pour avaliser mon inscription.

Je décidais alors de rencontrer un ami d’enfance – aujourd’hui décédé, feu Amédée Mbadinga, paix à son âme - qui faisait parti des services des renseignements gabonais, et qui me fut d’un grand et inoubliable secours. A cette période des années noires du régime du PDG, personne ne pouvait prétendre à un passeport sans avoir subi les interrogations multiples des «Services de la Documentation gabonaise». Mon passeport obtenu, je me débrouilla à obtenir un billet d’avion pour Ouagadougou.

Quelle surprise de la part de certaines sbires du régime de l époque lorsqu’ils apprirent que j’avais réussi à sortir du pays.

En 1984, si j’ai bonne mémoire, je sors clandestinement du pays et j’atterris au Burkina Faso, où je réussi à avoir les contacts du MORENA animé par le Père Paul Mba Abessole, et Max Anicet Koumba Mbadinga. En 1985, je réussis malgré moi à me retrouver à Paris en France où je m’inscris pendant deux ans à l’Ecole du Bâtiment et des Travaux Publics avec des stages en entreprises : ce qui me permet, au sortir de cette école, de collaborer avec des nombreux artisans et sociétés du bâtiment, tout en faisant du racollage commercial au noir en vendant des produits de toilettes pour survivre, étant donné que je n’étais pas boursier en France. Entre temps, je réussi à joindre l’animateur principal du MORENA, le Père Paul Mba Abessole qui m’avait recommandé à  Sieur Joseph Minko Mi Oyé la pièce maîtresse de l’animation politique du mouvement à Paris. Il faisait office de « Directeur de Cabinet » de celui qui est devenue  aujourd’hui Vice-premier ministre chargé des Transports et de l’Aviation Civile.

Depuis cette date, des menaces et intimidations -faites à ma famille, à mes proches et à moi-même – devenaient de plus grandissantes. Mes parents furent convoqués avec menaces et contraintes  par les services de renseignements du régime. Tous se dédouanèrent car n’étant pas responsables de mes actes. En dépit de toutes ces menaces, mes convictions pour la libération de mon pays ne varièrent point.

  Lorsque qu’interviennent les négociations secrètes entre le régime de Libreville et le MORENA à partir de 1987-1988, et qui aboutirent au retour du Père M’ba Abessole au Gabon, certains compatriotes et moi-même avions décidé de ne pas laisser le terrain politique vague ou vide à Paris. Nous animions des « réunions d’appartements » avec l’idée que, M’ba Abessolo n’ayant pas joué franc-jeu politique ou  la transparence politique ; il  fallait prouver au régime de Libreville que l’opposition n’était pas seulement M’ba Abessolo, mais qu’elle était une cause populaire nationale.

  Et comme la nature a horreur du vide, le 14 juillet 1989 , la création de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) par une frange des gabonais convaincus  par la noblesse et la justesse du combat politique pour la libération du Gabon, avec à sa tête Pierre Mamboundou;  fut considérée comme un coup d’Etat contre le régime de Libreville. La chute du mur de Berlin qui mit fin à la guerre froide entre les pays de l’Est et ceux de l’Ouest précipita les événements au Gabon, et nous conduisit à la Conférence Nationale de 1990. Et, parmi les hommes de la première pour l’élan de l’union du Peuple Gabonais (UPG) à Paris, j’en suis un…

  Depuis ce temps, l’eau coula sous le pont de la politique Gabonaise. En 1990, le leader de l’UPG est expulsé de France pour le Sénégal où il passe 3 ans, puis rentre au Gabon où il n’est point inquiété en dépit qu’il ait été condamné à 10 ans de réclusion par contumace par une « Cour de Sûreté» : une Cour d  ’exception. Et, ironie de l’histoire c’est Zacharie Myboto aujourd’hui aux côtés de Pierre Mamboundou  -dans l’opposition - qui était le porte-parole du PDG, et qui dénonçait avec vigueur le fameux coup d’Etat.

 25 ans après la création du Mouvement de Redressement National (MOREANA), 17 ans après la création de l’Union du Peuple Gabonais( UPG), et 16 ans après la Conférence nationale au Gabon,  le temps est venu de faire le bilan.

 En ce qui me concerne, et tenant compte de mon canevas de réussite professionnelle - qui semble atteint par rapport aux objectifs que je m’étais fixé dès le début de ma formation universitaire, ou de mes études supérieures, il m’a paru nécessaire et opportun de faire une pause pour  en tirer un bilan personnel. Après avoir, avec moyens de bord, exprimé mes capacités professionnelles en Europe -où j’ai exercé dans divers métiers du bâtiment et des affaires -, je considère au plan professionnel que j’ai désormais  beaucoup à apprendre aux miens restés  dans mon pays.

Les jeunes gabonais doivent profiter de ma modeste expérience. Certes, j’ai encore soif d’apprendre car aujourd’hui, j’ai repris  mes études d’Ingénieurs en Bâtiment interrompues pendant des années faute des moyens financiers. Egalement ma polyvalence intellectuelle  me permet  de nombreux  apprentissages et travaux  dans d’autres Corps d’Etat du BTP, en économie et en gestion d’entreprise. Aujourd’hui, Internet et les autoroutes de l’information me permettent progressivement d’étoffer mes connaissances dans le domaine du Bâtiment et des Travaux Publics. Cela demeure désormais un léger enjeux pour le fils d’un petit infirmier de brousse que je suis, parti de sa Nyanga natal et  de  son Tchibanga encore rural sans moyens financiers, pour faire une aventure risquée en Afrique et en Europe sans bourse aucune, et sans moyens financiers considérables au regard du coût de la vie dans les capitales africaines et en Europe.  .

 

 

Mais, le véritable enjeux à mes yeux – et je souhaiterais dorénavant m’y investir pleinement- reste désormais les aspirations du peuple gabonais à la liberté et au bonheur, à l’acquisition des meilleurs conditions de vie. Il ne s’agit pas seulement de proclamer l’acquisition des droits politiques ou sociaux, il s’agit également que ces droits politiques aboutissent réellement sur les possibilités - pour les gabonais – de se voir réaliser les conditions économiques et  matériels pour vivre décemment. Ces conditions ne peuvent être effectives que dans un véritable Etat de droit, car aucun développement ni progrès social ne sont possible hors du champs démocratique. La recherche de l’égalité, le travail et l’équité, le libre exercice du droit dans le travail, dans une société fondée sur la responsabilisation de chaque citoyen dans la cohésion, l’organisation et la rigueur sont autant de valeurs que doivent désormais s’approprier les gabonais.

 Mais ces droits ne doivent pas seulement se décréter, ils doivent également être vécu. Notre pays a certes des nombreuses richesses, mais qui commandent les moyens humains et matériels pour les exploiter.

 Les gabonais doivent se mettre à l’esprit que notre liberté, donc notre indépendance nous commande de compter sur nos propres forces avant de compter sur les forces extérieures.

 Le changement , ou l’alternance politique que nous recherchons depuis l’indépendance octroyée des mains molles par le Général de Gaulle, nous commande de nous mettre au travail d’arrache pieds afin de rattraper notre retard cumulée depuis la colonisation que nous avions subie.

  Nous avons hérité d’un système de valeur du travail qui ne nous a pas permis jusqu’alors d’espérer des lendemains meilleurs et aisés (…). Il va falloir nous organiser de façon cohérente et rigoureusement  pour sortir nos têtes de l’eau pour vivre décemment.

  Certains des nôtres pensent qu’il suffirait que Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto,  Jules Aristide Ogoulinguendé ou M’ba Abessolo deviennent président de la république pour que tout tombe du ciel et dans nos mains : ce rêve est d’avance faussé. Mais ne dit-on pas que les rêves sont permis, et que la réalité n’est que autre chose.

 On peu parler d’  «école cadeau, d’hôpital cadeau » ou du « tout cadeau », cela ne se réaliserait que si nous nous mettons au travail. Car, il n’y a que par le travail que nous pourrons sortir notre pays de son gouffre actuel.

   Ceux qui ont voyagé à l’étranger en Afrique peuvent convenir avec moi que des pays sahéliens comme le Burkina Faso, et le Mali, et aujourd’hui la Mauritanie , des pays comme la Côte d’Ivoire  et le Ghana sont arrivés au stade où ils sont actuellement par l’organisation, la rigueur de gestion et le travail.

 Notre pays jusqu’alors à toutes les chances de faire un grand bon en avant avec les atouts naturels de notre sol et sous-sols. Mais il nous faut un déclic qui ne viendra d’abord que par une alternance au sommet de l’Etat afin de libérer le génie créateur gabonais, puis d’autre part engager le vaste chantier  de la réorganisation institutionnelle, donc une refondation de nos institutions, qui fera du droits de l’homme et des valeurs du travail son credo.

  Mais, les conditions de la construction d’un Gabon Nouveau – débarrassé des tares du sous-développement, de la sous formation et de la mentalité du « Rien que l’Etat » ou du «Tout Etat », de l’assistanat et de l’Etat providence – commande à notre  pays de briser les exclusives par une Re-fondation profonde de notre Etat, par les institutions de notre république, pour ainsi mettre l’homme au centre de la démocratie. Car, les institutions quelques soient les pays, sont d’abord  une émanations des hommes, mêmes si calquées sur la Bible , et sur le Coran. Et, pour qu’elle vivent et servent de garde-fous aux hommes qui vivent dans l’espace où elles ont été instaurées;  il faut qu’on les respecte.

Cette volonté de briser les exclusives doit favoriser l’expression populaire, la liberté de conscience, et le bien-être de toutes les couches des populations gabonaises sans exception.Il faut mettre l’Homme au centre de la recherche de notre progrès. Mettre l’Homme dans cette position voudrait  dire ou nous commande qu’il faudrait investir dans lui, c’est-à-dire en lui, en lui faisant confiance, tout en le formant dans tous les domaines professionnels dont la Nouvelle Société gabonaise aura besoin.

 

 

Il faut faire renouer l’homme gabonais avec les valeurs morales qui nous ont guidés depuis des siècles, dont le goût de l’effort, valeurs que certains  responsable ont mis  au  fumier de notre société.

Notre société commence à choquer par des actes immorales et amorales qui font désormais douter plus d’un gabonais pour l’avenir de notre pays. Il suffit de sillonner le Gabon pour voir le comportement de certains des nôtres , lire la presse,  regarder la télévision ou écouter la radio pour réaliser et constater que notre pays est entrain de tanguer en profondeur, et est actuellement sur le point de vaciller (…).

 

Une société qui n’a plus de garde-fous moraux et spirituels – spirituels au sens objectif du terme – est une société vouée à une disparition.

Pour ce faire: c’est le devoir  de la société civile et également celui des responsables politiques, il faut que l’éducation de notre peuple se fasse non seulement à l’école, au collège, au lycée ou à l’université ; mais également à travers le mouvement associatif et dans les partis politiques.

  

 

 

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Par PLACIDE IBOUANGA MOUSSOUNDA
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Vendredi 10 novembre 2006

 

          Mesdames; mesdemoiselles, messieurs, chers compatriotes et chers ami(e)s;

Vous le remarquerez d'ici là, dans la presse gabonaise, et dans nos propres colonnes que suis dans les rangs des prétendants à l'Assemblée nationale gabonaise. Je vous le confirme ici.

Dans les jours qui vont sivre, je vous présentrais mon programme de développement que j'entends défendre au Parlement gabonais, si mes électeurs m'apportaient leur suffrages et leur confiance.

Certes, j'entends être le député de la République, pas le député de la Nyanga. Cependant, le programme de développement que j'entends mettre en oeuvre sera au bénéfice du plus grand nombre. Certes l'espace de mise en oeuvre de ce programme est  la Nyanga. Or, souvenez-vous dans ma première livraison je vous donnais et vous expliquais les raisons qui m'ont commandé et m'ont conduit à retourner à l'une des bases du Gabon profond proposer à mes compatriotes mes services et mon dévouement davantage à mon pays.

Les raisons de ma candidature sont multiples. Et, pour me résumer; je vous inviterais dans les heures qui suivront à découvrir l'extrait du contenu de notre programme  national que j'ai resumé dans mes 35 propositions pour une Nyanga prospère...

Certes l'objectif visé est d'imprimer à cette partie du Gabon une dynamique et une énergie en terme de travail pour la mettre dans un orbitre circulaire économique au profit de toutes les populations. Les gisements d'emplois existent. Il suffit juste de faire rejaillir les énergies et les consciences dormantes ou en léthargie afin de faire bouger les lignes de la dynamique entrepreunariale créatrice d'emplois nombreux...

La région de la Nyanga est la seule des trois régions du littoral gabonais qui a un paysage géographique inédit, et où l'on peut facilement appliquer les différents programmes de développement sans beaucoup de difficultés car possédant une ouverture sur l'océan atlantique, et possédant également une forêt riche en minerais et une savane toutes propices à l'agriculture et au tourisme, donc favorable à une économie prospère.

Ainsi, le thème et l'expression "Moderniser Notre Région" appellent tous les gabonais à refléchir sur la modernisation de notre territoire national. C'est pourquoi il doit être repris par tous les gabonais mus par l'unique volonté de changer structurellement notre pays le Gabon.

Et, cela commande une attitude, une organisation, une rigueur et une éthique dans un travail permanent et soutenu (...).  J'ai foi en cette démarche...

Nous en reparlerons...

A très bientôt!

Pour tout contact:

Tchibanga au Gabon (00 241) 07 46 28 67 - 06 05 82 11

Libreville (Gabon) (00 241) 07 31 49 16

 Europe & France: 00 6 50 54 21 46 - Fax: 00 33 1 46 27 41 30

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